L’homme moderne

Qu’est ce qu’un homme moderne?

Hier, dans une émission, on opposait l’homme moderne et les hommes primitifs et néandertals.

Un essai italien oppose l’homme médiéval et l’homme moderne éclairé de la renaissance.

Je me rappelle avoir ouvert aussi un catalogue appelé le « catalogue de l’homme moderne ».

L’homme moderne est en fait surtout en opposition avec un homme d’avant, moins éclairé, moins astucieux, plus archaïque…

Après le COVID-19 découvrira t’on un nouvel homme moderne?

Peut-être….

Mais je sais que tous les hommes modernes qui l’ont précédé, à la préhistoire, au moyen âge, au siècle des lumières, au XXeme siècle lui ressemblaient beaucoup…..

La petite sirène.

Elle a mal fini la petite sirène : plus de voix, plus de cheveux, plus de queue de poisson….

Elle est morte d’amour pour un prince ingrat. Mais elle était plus belle et plus noble dans son malheur que lui dans sa béatitude égoïste.

Ce conte me hante depuis l’enfance.

Cette fin tragique laisse une blessure persistante.

D’autres histoires m’ont marquées d’une façon similaire.

La mort de la chèvre de M. Seguin, par exemple, qui préfère la liberté et la mort plutôt que l’affection et le licol de son maître.

Le petit cheval dans le mauvais temps qui meurt dans un éclair blanc après une vie de m…. à traîner les autres….

La fin de Moby Dick aussi après ce combat avec le capitaine Achab.

Bref…. Je crois que depuis l’enfance, je n’aime pas les fins tristes ou tragiques.

Laissez passer les petits papiers.

Des petits travaux à la maison, des changements de déco, on redécouvre…. des choses extraordinaires ou des horreurs.

Dans les horreurs un paquet de bonbons japonais oubliés au dessus d’un étagères (datant de la période fan de manga de mes enfants) : périmés depuis 2015…. bwerk!!!!

Et puis dans les trucs sympas un sac en papier avec des décors floraux.

Qu’en faire?

Le transformer? Pourquoi pas?

Un peu d’encre et le tour est joué!

Baluchon.

Ma Puce de 20 ans a voulu retourner dans son appartement d’étudiante.

Tout se passait bien depuis le début du confinement mais elle ressentait le besoin de se sentir plus libre.

Ce que je peux entendre.

Elle a fait son baluchon.

Sur le quai de la gare je n’ai pu retenir mes larmes.

Elle va me manquer.

Si elle m’appelle, j’irai la chercher en voiture.

Noir c’est noir

Après mes dernières aquarelles, je me suis retrouvée un peu bête devant mes feuilles blanches.

Est-ce que je trouverai encore la grâce?

La tâche qui surprend et se diffuse comme si un pinceau invisible avait décidé de son tracé. Et bien mieux que je ne l’aurais fait volontairement.

Sera t’elle là?

L’attitude et le trait légers et sûrs qui finissent par camper un caractère. Seront ils là?

Un peu pour éviter ce type de questions et pour éviter d’être déçue par une aquarelle ratée, je gribouille à l’encre.

Le noir ne déçoit jamais.

Et c’est vrai.

Frou frou

Elle s’assoit

Les genoux pliés sous le menton.

Se fichant bien du qu’en dira-t-on

Et des usages

Son large et long jupon

S’étale et dégouline autour d’elle….

Ce n’est pas de la provocation.

C’est elle. Elle est.

Elle écoute. Attentive. Si humaine

De Colombine…

Je voulais dessiner une Colombine.

Au crayon, elle était jolie.

Puis j’ai commencé à peindre.

Au bout de quelques coups de pinceaux, elle ressemblait plus à une andalouse qu’à Colombine.

Puis 2/3 coups de pinceaux traîtres.

Des taches qui débordent.

Des traits qui deviennent banals d’un coup.

Je déchire le dessin.

Sur un coin de table, un dessin gribouillé en début de soirée à la mine de plomb.

J’ajoute la couleur. Les couleurs.

Je les veux fortes.

Ce soir, j’ai raté Colombine mais pas Arlequine.