Lascive.

Elle l’est.

Posée sur son coude.

Décoiffée.

Un peu moqueuse.

Le dessin est maladroit et bourré d’erreurs mais j’aime son expression et se sensualité.

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Jules Supervielle et les chevaux du temps.

News from Ibonico a publié le poème « les chevaux du temps » de Jules Supervielle.

LES CHEVAUX DU TEMPS

 

Quand les chevaux du Temps s’arrêtent à ma porte
J’hésite un peu toujours à les regarder boire
Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur soif.
Ils tournent vers ma face un œil reconnaissant
Pendant que leurs longs traits m’emplissent de faiblesse
Et me laissent si las, si seul et décevant
Qu’une nuit passagère envahit mes paupières
Et qu’il me faut soudain refaire en moi des forces
Pour qu’un jour où viendrait l’attelage assoiffé
Je puisse encore vivre et les désaltérer.

 

Jules Supervielle (1884 – 1960),

Je le trouve superbe.

C’est tout.

Curieux zazard…

Ce soir j’ai pris une feuille au hasard. J’ai dessiné ce qui est devenu un profil au hasard. Puis j’ai ressorti mes petits papiers de soie et serviettes et j’ai découpé, au départ très consciencieusement puis finalement un peu n’importe comment.

Je me dépêche de le publier avant de me coucher.

Demain je devrais me lever tôt.

Et j’aime tellement dormir, lire et être dans mon lit!

Nude

Dialogue entre la belle Garance et Lacenaire écrit par Prévert pour les enfants du paradis.

Lacenaire :

– Déjà sortie du puits mon ange et ma douceur ?

 

Garance :

-Le puits ? Oh ! N’en parlons plus, c’est fini et la vérité aussi…

 

Lacenaire :

-Déjà ?

 

Garance :

-Oui. La clientèle devenait trop difficile.

Vous comprenez, la vérité jusqu’aux épaules… Ils étaient déçus.

 

Lacenaire :

-Bien sûr ces braves gens désiraient d’avantage. Rien que la vérité et toute la vérité. Comme je les comprends, le costume doit vous aller à ravir.

 

Garance :

-Peut-être, mais c’est toujours le même.

 

Bb cream

Bb comme Betty Boop.

Encore une fois, j’ai sorti les craies grasses de mes pious (celles qu’ils avaient quand ils étaient en primaire… C’est dire si elles datent!!).

Pour la couleur et un peu par paresse car quand je dessine avec les craies grasses, je peux rester sur mon canapé, mi assise mi allongée.

Je sors une couleur, puis une autre…. C’est un peu le hasard et un peu l’humeur du jour qui décide des couleurs qui me serviront ce soir.

Du noir, du bleu, du orange et du violet, c’est tout.

Pas de brouillon. Tout est fait directement. Les erreurs même se voient.

J’aime comme les couleurs se mélangent entre elles avec les craies.

Et c’est un profil d’une Jeune Femme, avec un faux air de Betty Boop qui se découvre.

Dessins et câlins.

Peu de temps encore ce soir.

L’encre qui divague et trace des chemins définitifs a donc encore une fois ma préférence.

Beaucoup de ratages encore et 2 têtes fières soudain.

Une hispanique et une petite fille aux yeux cernés.

Mon chat s’invite encore. S’installe sur mes genoux. Je lui fais un bisou sur la tête. Il ronronne. On se fait plein de câlins.

C’est bête.

C’est doux.

C’est bien agréable.

J’adore.

Le grand sommeil.

Avant de partir me coucher, je sors rapidement mon carnet carré (drôle de format qui me coince un peu parfois) et mon petit pinceau.

Encore cette urgence à noircir du papier, à se mesurer à une feuille blanche, à voir si la grâce peut encore se glisser sous mes doigts.

Les silhouettes et profils qui surgissent ce soir n’ont rien d’exceptionnel. Pour autant, elles sont là. Elles existent et dégagent quelque chose qui s’apparente à une personnalité propre, une sorte de charme singulier.

Carte de vieux

Oui, c’est une nouvelle année et on se souhaite encore pour quelques jours des belles choses (bonheur, santé, amour, etc….), mais ce que je ressens par instants en ce moment, ce sont des craintes difficiles à museler.

J’ai peur de plein de choses de manière globale (réchauffement climatique, déshumanisation de la société, chômage, extinctions d’animaux, d’espèces, vieillesse…). Souvent, cela ne m’empêche pas de vivre au jour le jour.

A cela, s’ajoute un changement de travail dès la semaine prochaine avec plus de responsabilités et des déplacements quotidiens d’au moins 2h.

Mais bon, je cesse cette litanie idiote.

Les peurs peuvent amener à des réactions et des comportements stupides. Et je n’en veux pas.

Faire exploser les cadres, trouver sa voie, la chercher sans cesse, garder un regard neuf sur tout et tous….

J’espère garder la force de le faire plutôt que de ressasser mes peurs.