Où est mon pinceau?

Bien sûr, c’est mon préféré que j’ai perdu. Celui qui est ni trop fin, ni trop épais. Celui que l’on m’a offert avec beaucoup de tendresse.

J’avais coloré son bout avec du vernis rouge, pour le repérer.

Je l’ai utilisé encore ce week-end.

Mais ce soir, impossible de mettre la main dessus.

Au bout de 30 min à chercher, j’abandonne. Mais je sens que je ne serai pas tranquille, que je vais imaginer les endroits où il pourrait se cacher.

Malgré tout je commence à peindre avec le gros pinceau et le moyen.

Une fille bleue.

Demain, je chercherai encore.

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Invisible à la craie grasse.

Elle a commencé à apparaître lorsque j’ai griffonné la page blanche avec une craie bleue.

Un profil.

Je poursuis. Une silhouette.

Et l’envie de l’envelopper de couleurs et de lumière pour la réchauffer et l’éclairer.

Naïveté.

Je revendique souvent ma naïveté.

Elle est difficile à conserver avec l’âge.

Elle permet de garder une fraîcheur dans le regard posé sur ce qui nous entoure. Elle éloigne autant que faire ce peut l’aigreur et l’amertume qui peuvent accompagner le poids du temps qui passe.

Une part d’enfance souvent menacée mais qui préserve celui ou celle qui parvient à la protéger.

Ce week-end et dès vendredi, j’ai croisé des personnes qui gardaient cette part en eux, je me suis abreuvée de belles images, j’ai vécu de jolis instants.

Un repas partagé à l’improviste ce vendredi avec une amie, résiliante après des épreuves destructrices, des paysages de printemps éclairants samedi ou les câlins d’un chat qui traînait sur les fauteuils d’un bar restaurant qui m’avait élu « coussin de la soirée »…

Tout cela participe à nourrir ma part d’enfance.

Et heureusement!

Car elle m’a aidé à être zen ce soir avec mon fils… Et elle m’aidera à tenir la semaine et ses tensions.

Le dessin de ce soir joue avec cette naïveté et cette innocence.

C’est une Colombine-Pierrot lunaire et rêveuse, qui me rappelle les Pierrot sur mes cahiers et classeurs de collégienne….

Les images sont un fourre-tout de tout cela!

Podium

Podium c’était une revue que la grande sœur d’une amie achetait régulièrement.

Il y avait souvent Sheila, Ringo et Claude François en couverture.

Elle collait des posters sur les murs de sa chambre.

J’enviais secrètement cette jolie jeune adolescente. J’étais une petite fille brune à la peau olivâtre qui jouait à des jeux d’enfants un peu bêtes. Elle, elle était blonde avec une peau claire et de grands yeux bleus. Elle était grande, baignée d’une aura mystérieuse à mes yeux. Elle était d’un autre monde.

Je la trouvais incroyablement belle.

Tout cela parce que je pensais au mot podium en voyant mes dessins du soir.

Un podium sur lequel se tenaient 3 danseuses que j’imaginais triomphantes. J’en ai dessiné plus d’une dizaine pour un ami avant que 3 d’entre elles trouvent grâce à mes yeux.

Elles seront vite encadrées et il pourra les offrir à sa maman.

Les « ratées » sont laissées dans un coin, déchirées, ou lourdement caviardées et retravaillées pour donner un autre dessin sans rapport avec le premier.

Couleurs.

Crayons de couleurs et feutre noir.

Crayons de couleurs que mes enfants avaient quand ils étaient en primaire (bref, il y a déjà 10ans).

Et l’envie de couleurs vives.

Un peu électriques.

Elle rêve….

Elle est ailleurs…..

On aimerait savoir où pour sourire comme elle.

Alita

De retour du cinéma où j’ai vu avec beaucoup de bonheur Alita battle angel, je me faisais la réflexion que le cinéma met en valeur ces derniers temps de beaux personnages féminins : Atila, Marie Stuart, captain Marvel, rebelles….

J’en suis heureuse.

Arrivée à l’appartement, je commence à écrire pour un ami qui fait du théâtre. Il lui faut une saynète. Il a pensé à moi pour la lui écrire. J’ai jamais fait cela. Cela m’amusera je pense mais cela m’angoisse aussi. Je commence à peine à avoir quelques idées (banales) que j’ai jetées sur un cahier et surtout j’ai un titre : « les confidences d’un enfant d’un demi siècle »!

Il faut que cela mûrisse.

Et puis, je reprends mon encre pour des danseuses. Un autre ami veut offrir un triptyque pour sa maman. Encore une fois mon chat y met son grain de sel.

Ronron

J’ai mon chat sur le ventre ce soir. Il ronronne. Il a passé la journée à se prélasser… Il ne se rappelle sûrement pas qu’il m’a réveillée à 5h du matin…..

Je n’arrive même pas à lui en vouloir.

Gilda passait à la télé hier…. Pierre de Tours m’a rappelé la Gilda verte de cet été. Et si j’essayais d’en dessiner Une autre en invisible?

Je suis moyennement satisfaite. Par certains aspects, elle me plaît. Mais j’aimerais qu’elle me plaise toute entière.

Je réessaierai demain.