Encore un brouillon

J’en suis au 3ème brouillon d’article de blog.

Cette fois, il faut que j’aille au bout.

Il faut que je dise que ces derniers temps lorsque je pense à un article, j’ai une idée, parfois aussi le titre…. Et tout cela tourne dans ma tête et le soir, il faut que cela sorte.

Et pis, là… Parfois c’est pas mal et parfois cela sort dans le désordre.

L’autre jour, par exemple, je voulais écrire un article sur un rendez-vous manqué lamentablement avec ma fille. J’étais tellement émue, on avait toutes les deux été déçues de ne pas pouvoir se retrouver à Avignon et passer une soirée ensemble que tout partait dans tous les sens.

Le soir ou plutôt la nuit où je l’ai écrit, c’était sous le coup d’une forte émotion. J’ai jeté tellement de choses et c’était tellement incohérent que j’ai cliqué sur enregistrer le brouillon.

Je me suis dis qu’il fallait que j’y revienne le lendemain ou plus tard.

Et puis…. C’est resté impubliable.

Et je n’ai pas eu envie d’y retoucher. Je crois que j’aime trop la spontanéité.

Un article. Un jour.

Alors ce soir l’article s’appelle « encore un brouillon » mais pour le coup, celui là sera publié!

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Accroche-cœur

Il est de belles journées pluvieuses, au temps maussade, froid et humide mais au cœur ensoleillé.

C’était le cas aujourd’hui.

Journée de congés prise au dernier moment.

Restaurant avec mes parents et mes pious (grands pious que je ne vois plus que de temps en temps, car, ma bonne dame, faut bien que l’oiseau sorte de son nid un jour et prend son envol, comme qui dirait).

Soupe de potiron maison le soir, après les excès de midi.

Et simple bonheur d’être avec des jeunes, d’échanger des banalités, de les voir vivre.

Je me ferai presque l’effet d’être un vampire, tant je me repais de ces instant et que je m’en sens revigorée.

Champagne @Edith 1

Ma grand mère aimait le champagne.

Elle était heureuse quand le bouchon faisait pop et que les personnes faisaient tchin tchin. Elle disait France France.

C’était son côté délicieusement naïf et un peu ringard.

Mais elle était si mignonne, avec ses yeux qui pétillaient, son petit rire malicieux derrière sa main. J’adorais la voir ainsi.

Toutes les douleurs de sa vie s’envolaient entourée des gens qu’elle aimait et enivrée d’un petit verre de champagne.

Elle oubliaient les tristesses de ses amoures passées et malheureuses.

Elle ne pensait plus à ses soucis.

Comme elle était amusante, touchante et jolie.

Elle était avec…

« ……L’ami qui soigne et guérit
La folie qui m’accompagne
Et jamais ne m’a trahi
Champagne! » (merci Jacques Higelin!)

Les souliers de Gloria

Ma grand-mère Gloria m’avait raconté cette histoire d’un autre âge.

A cette époque dans la campagne espagnole, il n’y avait pas de voiture.

L’école n’avait qu’une classe pour tous les enfants du village.

Les grandes sœurs portaient les petits frères dans leurs bras.

Il y avait un cours d’eau tout fin tout ridicule entre deux villages.

Une frontière.

L’occasion de jouer aux bandes rivales. D’un côté les enfants de Palmera, de l’autre ceux de l’Alqueria de la condessa.

Gloria ma grand-mère n’hésitait jamais à se jeter dans ces affrontements.

Ce jour-là, elle n’a pas fait attention et ses souliers se sont trempés dans l’eau. Ses beaux souliers de communion.

Elle a dû être punie. Elle l’était déjà par la peine d’avoir gâché ses souliers.

Angoisse

L’angoisse du lendemain, du vide, de la page blanche, de l’absence ou de l’ultime absence, la mort.

Elle me guette parfois au détour d’une nuit insomniaque, d’une pensée soudain mélancolique, d’un échec, d’une charge qui me paraît insurmontable d’un coup.

Alors, je pense à elles, vivantes ou absentes.

Mère, grand-mère, cousine, amie…. Forte, douce, dure, fragile, souriante, courageuse, généreuse….

Je vous aime. Sans vous, sans votre image inspirante, je me serai écroulée 100 fois au moins.

Intermède.

Je continue de réfléchir à cette façon d’écrire sur les femmes de ma vie.

J’ai rédigé un premier article. Je ne vous l’assènerai pas ce soir. Il manque cruellement de fluidité.

Je veux trouver cette facilité. Ce naturel.

Bref, je retourne au travail et je cherche ce bel équilibre, entre grâce et partage.

Ce soir, mon dessin est au café.

Oui. J’ai utilisé du café froid pour le faire.

Espérons que cela éveille mon esprit et me guide vers le meilleur chemin pour parler des femmes de ma vie.

Poussy. Babe2

Poussy c’était son chat. Noir et blanc.

Babe, c’était le surnom de ma maman.

Comme beaucoup de chats, Poussy a eu une vie intense avec des attachements forts et une fin dramatique.

Il l’attendait au bout de la rue quand elle rentrait de l’école. Lui faisait un calin et la suivait à l’appartement de sa grand mère.

Elle était donc un peu élevée par sa grand mère qui n’était ni très causante et très peu démonstrative. Sa mère était si souvent absente.

Poussy était sa boule de tendresse.

Ce pauvre Poussy est mort un jour en sautant d’une fenêtre à l’autre comme il le faisait tous les jours avec une souplesse et une légèreté toute féline. Mais ce jour-là, il a glissé.

Babe a du pleurer beaucoup même si elle n’était plus une enfant.

Maintenant qu’elle est une dame usée, on a l’impression que tous les chats du quartier se sont donnés le mot et qu’ils savent qu’elle sera une bonne fée pour eux. Ils s’enroulent dans ses jambes et ronronnent.

Ils lui disent : Poussy est au paradis des chats mais nous sommes là pour toi, te consoler et soulager tes douleurs. Il veille sur toi pour que tu ne manques pas de caresses.

J’attendrai le jour…

Et la nuit.

J’attendrai d’avoir autour de moi les gens que j’aime.

Les morts comme les vivants.

Depuis que j’ai ce projet de reprendre ce blog et d’y faire de la place aux femmes de ma vie, je réfléchis à comment m’y prendre.

Je pense aux images, aux souvenirs, aux photos, aux anecdotes un peu, tout au long de la journée.

C’est bon. C’est agréable

C’est vivant.

Je l’aime et je la trouve belle 1

Rien que le titre, on croirait un enfant lisant le compliment qu’il a rédigé avec tout son cœur pour la fête des mères. Un peu ridicule mais tellement sincère.

Ma mère était blonde comme je suis brune. Enfin comme j’étais brune enfant. Blonde platine. Je me sentais petite poussière brouillonne, gamine décoiffée et insignifiante à côté de sa lumière crue.

Sur la plage, elle ressemblait à une photo de mode. Comme celles de l’époque des seventies : lunettes larges, bikini ou seins nus, peau bronzée (trop par rapport à ce qu’on sait des dangers du soleil maintenant). Elle ne fumait pas sur la plage mais elle aimait fumer.

J’étais fascinée de la regarder fumer.

Je trouvais que cela lui donnait une classe folle. Romy Schneider n’avait qu’à bien se tenir. Ma mère était 100 fois mieux.

Elle était une héroïne de Sautet. Mais moins libre, coincée entre maison, famille boulot.

Voilà à grands traits ma maman, jeune, traînant derrière elle 2 enfants dociles et un mari charmeur et ténébreux.

Je l’imaginerai petite ou jeune fille une prochaine fois.

Je réalise que j’ai de la chance. Je peux encore lui parler, l’embrasser, rire avec elle. Et surtout échanger ces regards que nous comprenons à l’instant et qui font la chaleur de ces dialogues muets.

Je termine mon dessin. Ce n’est pas elle. C’est elle. J’en referai un demain. Je l’aime moyen ce dessin.

Les femmes de ma vie

Je redécouvre mon blog.

Je veux recommencer à écrire. Non pas que pour me raconter.

Je veux raconter les femmes de ma vie. Les femmes sont fortes dans ma famille. Elles me nourrissent et m’inspirent dans les épreuves de ma vie.

Je veux leur rendre hommage. Je veux me souvenir d’elles, les ressentir. Je veux les découvrir peut-être. Sauver d’elles ce que le temps n’a pas complètement fait disparaître. Et mettre en lumière ce qui vibre toujours, illuminer celles qui vivent.

Elles étaient belles, fortes parfois méchantes ou victimes pleines de dignité…. Jamais fades.

Covid

Je croyais pouvoir y échapper : 2 vaccinations et un rappel.

Et pouf, hier soir je rentre tard du travail.

J’ai un peu froid, je suis fatiguée.

Je mets cela sur le compte de la longue journée et de la pluie. Malgré tout je me trouve bien fatiguée pour un lundi soir!

La nuit veut affreuse. Froid. Courbatures. Je commence à avoir un doute. Et si j’avais le covid? Je me promets de faire un auto test le lendemain matin.

Je me lève difficilement. Le réveil m’agresse.

L’auto test n’est pas clair.

Est-ce que je vais travailler? Ce serait risquer de contaminer mes collèges.

Je file à une pharmacie pour un test.

Et là : « vous êtes super positive! ».

Et zut!

Une première journée passée à dormir et lire…. Au moins je retrouve du temps pour mon blog!

Le temps au temps

On a tant écrit sur le temps, celui qui court, celui qui s’arrête, celui qui nous échappe, celui qui nous pèse….

Il passe si vite.

Les histoires s’accumulent.

Hier, je l’embrassais.

Avant hier, je lui prenais la main.

Et encore avant, je le regardais et le voyais pour la première fois.

Je regarde un peu en arrière. Je vois la petite fille, la jeune fille, la jeune femme et jeune maman que j’ai été.

Et moi, maintenant? Je suis vieille il me semble. Je me transforme en fossile? 😉

Retour au calme

Après un changement de vie, de décor, de travail, de rythme, après avoir affronté la pluie sur la route, la nuit, la neige, ce soir, ce fut le retour au calme.

Un jour de télétravail brumeux où j’ai pu sortir courir le long du Rhône, délaisser ma voiture et me retrouver ce soir au calme avec mon chat à peindre et regarder des bêtises à la télé.

C’était bien.

J’en avais besoin.

Nuit

Je roule la nuit.

La route brille, mouillée sous la pluie, éclairée par les phares des voitures d’en face.

Je suis fatiguée. Cela fait déjà 3h que je conduit.

Il y a de la neige dans les champs. Il fait froid dehors. J’ai peur que la température baisse encore et que du verglas se forme sur la route.

Je ne parviens pas à reconnaître les lieux.

Je ne sais plus où je suis.

Et il y a si peu de panneaux pour savoir si je suis dans la bonne direction.

Je suis finalement arrivée à bon port. J’en suis presque la première surprise.

Artiste

Il était un artiste, un vrai, allant au bout de ses convictions.

Il aimait l’aquarelle même si c’est parfois dénigré.

Il ne cherchait pas à être dans l’air du temps.

Il avait les diplômes pour être designer. Il avait exercé un temps. Un temps très court. Le temps de se rendre compte qu’être au service de , c’est parfois s’adapter, se courber, s’abaisser.

Il traînait toujours cette mélancolie dépressive derrière une faculté à faire rire les gens.

Quand il était avec moi, il était soi formidable soit odieux.

Je l’aimais.

Je l’avais quitté sans me retourner quand j’ai eu peur de dépérir et d’étouffer.

Il m’avait promis un rendez vous dans 10 ans.

Son suicide m’en a privée.

Il m’a privée de ces retrouvailles et des explications qu’on aurait pu fournir au sujet des adolescents que nous étions alors, de l’homme de la femme que nous serions devenus.

Il restera à jamais un jeune homme.

Mieux : un artiste.

Encrée

Ce soir, je décide de faire de prochains dessins sur un format plus grand.

Je pourrai ainsi l’année prochaine exposer dans un salon pour amateurs et mieux mettre en valeur mes dessins.

Parce qu’il est vrai que lorsque le format du dessin est petit, les créations voisines des autres participants paraissent l’écraser encore plus et le rapetisser.

Terre de couleur

Un week-end formidable du côté de la Provence. Un petit tour à Roussillon et s’émerveiller encore une fois devant ses ocres.

Le ciel de Novembre était d’un bleu pur.

Les couleurs de l’automne encore accrochées aux branches des arbres.

Le soleil, un peu rasant, doré, achevait de donner des couleurs époustouflantes.

J’ai ramené de la terre d’ocre dans mes bagages. J’apprendrai à l’utiliser.

Et ce soir, mon aquarelle parle de contrastes et de lumières. Pleins de lumières.

Poil de poney

Je suis en déplacement à Paris.

J’ai emmené un petit carnet et des godets d’aquarelle.

Mais mon cœur n’a fait qu’un tour en remarquant que j’avais oublié de prendre un pinceau.

Je suis sortie aussi vite que possible, direction la première supérette à croiser pour en acheter.

J’ai trouvé mon bonheur. Pas cher. 5 pinceaux pour moins de 3€.

Mais c’était la première fois de ma vie que j’achetais des pinceaux en poils de poney.

Rien d’extraordinaire, ils ne sont pas « oufs » mais ce n’est pas grave : ils ont fait le « taf » ce soir.

C’est le principal!

Métamorphose

Demain sera bien différent d’aujourd’hui pour moi.

Je change de travail, de département, de maison….

Le soir quand je rentrerai la maison sera pleine de vie. Je ne serai pas seule avec mon chat.

C’est le temps des métamorphoses… Façon Goldorak ou femme chocolat (cf la chanson d’Olivia Ruiz)?

Pinktober

Sur Instagram je tente à nouveau cette année le challenge Inktober : chaque jour d’octobre un dessin à l’encre de Chine sur un sujet donné. Je l’avais déjà tenté l’an dernier.

Il existe une liste des sujets officiels. Ils sont très variés voire parfois improbables à mon sens (ex : croustillant ou ventilateur).

L’an dernier, j’étais disciplinée et j’essayais de tout faire comme il faut : un dessin par jour sur le thème imposé.

Cette année, très vite, je me suis écartée de la règle. Il m’arrive de faire 3 dessins un soir et rien pendant 3 jours.

Et je ne regarde quasiment plus les thèmes imposés. J’ai même plutôt tendance à dessiner, puis à regarder ensuite les thèmes pour voir si ça matche. Et si cela ne matche pas, tant pis.

Mais globalement comme je dessine des femmes avec leurs formes et leurs seins je me dit que c’est mon challenge pinktober, mon challenge octobre rose.