Carmen

J’allais appeler cet article 2 de tension tant je me sens fatiguée ce soir. Au bout du rouleau, même j’ai dit à une amie au téléphone.

Après une journée dévitalisée, je suis sortie tôt du travail pour m’écrouler lamentablement sur le canapé et me faire câliner par mon chat.

Et puis, j’ai ressenti le besoin de me diluer dans l’aquarelle.

J’ai pris mes feuilles et mes aquarelles et j’ai laissé partir les pinceaux, la tête, les doigts…..

Et c’est Carmen, pleine d’énergie et de vie qui est apparue sous mes pinceaux.

Belle surprise.

Comme quoi, j’en ai encore sous le pied, comme on dit!

Improbable

J’aime bien ce mot « improbable » car la vie écrit toute seule des scénarios (des scenarii?) improbables

Un jour je racontais une histoire curieuse qui m’était arrivée et mon interlocuteur a eu cette réflexion : « cela paraît tellement incroyable et improbable que cela ne peut être que vrai. ».

Et il avait raison : la réalité dépasse souvent la fiction.

Et l’improbable est finalement très souvent très probable

Ce soir, par exemple j’ai fait rencontrer Anny Cordy et Emma Peel… Tata Yoyo porte aussi des bottes de cuir….

Téléportation.

Je n’en peux plus de faire de la route ces dernières semaines.

Ce temps perdu à conduire, polluer, faire attention à la route.

Je rêve d’un monde où la téléportation serait possible.

Ce serait bien d’aller où on veut rien qu’en fermant les yeux.

Charles Trénet ajouterait en chantant : « il suffit pour ça d’un peu d’imagination »…..

Blonde

J’ai toujours rêvé d’être belle et blonde avec une peau claire de porcelaine.

Je suis née brune avec une peau mate, presque jaune.

Mais maintenant que je suis plus vieille et que j’ai des cheveux blancs, je peux m’amuser à dire : « je suis blande »!

« J’m’en fous,

De tout!

De ces chaînes qui pendent à nos cous

J’m’enfuis, j’oublie, je m’offre une parenthèse, un sursiiiihihiiiii…… »

(Tribute to Jean Jacques Goldman).

Je marche souvent seule et j’aime cela.

Oui, c’est une parenthèse.

Sur les bords de l’Isère, en ville, dans les coteaux alentours.

Je respire.

Je me gorge du paysage.

Je voudrais qu’il s’imprime au fond de mes yeux pour l’emporter partout avec moi.

Carte postale

Vendredi j’ai reçu une carte postale d’une amie que j’aime et que je vois trop peu.

Une carte sans lieu, brune, avec des mouettes dessinées dessus.

Elle évoquait un bord de mer.

J’imaginais Saint Malo.

C’était un vrai bonheur de recevoir une carte.

J’ai voulu lui rendre la pareille.

Ce soir, j’ai écrit puis peint sa carte.

On y voit les grandes étendues et les roses trémières de cette région entre Perche et Normandie.

Brute

Il m’arrive d’être brutale.

De stopper une conversation quand elle n’a plus d’issue.

De ne pas chercher à cacher.

Sans vouloir blesser.

Je blesse pourtant peut être sans le vouloir.

J’espère simplement que la transparence, la loyauté et la franchise soient finalement appréciées.

Mais c’est pas toujours gagné d’avance….

Bises

Mélancolie.

Je me permets le doux et amer luxe de la mélancolie ce soir.

La nuit est fraîche et la vie me gâte.

Mais seule devant ma feuille à finir mon dessin, j’autorise mes pensées à se noircir doucement.

Ou d’en rester à un joli camaïeu de grisé.

Heureusement, mon dessin est plein de couleurs!