Heure d’été.

C’est l’heure d’été.

On ne veut plus se coucher.

On préfère rêver

S’envoler

Imaginer

Espérer

C’est l’heure d’été mais là, c’est l’heure de fermer les volets.

La boucle

Une de ses boucles d’oreille la gêne.

Sans se regarder dans un miroir, par ressenti, par le toucher, du bout des doigts, elle la remet en place doucement.

En faisant bien attention.

Pour ne pas se blesser.

Et parce qu’elles lui font sentir jolie.

Printemps.

C’est le printemps, il fait doux et beau.

On resterait bien sur une terrasse de café à parler et refaire le monde avec des amis.

Mais non. Il faut oublier ce temps là.

Il faut attendre.

Espérer.

Et ce que j’espère surtout c’est retrouver mes amis après cette drôle de « guerre » en bonne santé pour vivre le monde et ne plus chercher à le refaire.

La danseuse fatiguée.

Je me suis encore une fois amusée avec l’encre et l’aquarelle. J’ai l’impression que les possibilités de ces mélanges sont infinies.

Ce soir et encore une fois, c’est une danseuse andalouse qui est apparue sur la feuille de dessin.

Mais ce soir, l’encre a donné une autre tonalité.

La danseuse a l’air fatiguée.

Pleine de souvenirs qui lui hantent la tête.

Ils sortent, sombres de ses tempes mais vifs comme la vie.

C’est la tempête dans sa tête, dans son cœur dans son ventre.

Ses jambes sont lourdes.

Elle est ailleurs.

Tiraillée.

On est toujours tiraillé.

Entre ses envies et ce que l’on fait.

Entre ses rêves et la réalité.

Entre celle qu’on voudrait être et celle que l’on est vraiment.

Entre son histoire et son devenir.

Entre le moi et le qui suis-je?

Entre les étoiles et la terre.

Entre son chat et le reste du monde.

Entre la douceur et la douleur.

Entre le rire et les larmes.

Mais c’est ainsi.

Danseuse gitane en tee-shirt

C’est une gitane. Les cheveux denses, en bataille. Ils sont pleins de son énergie à elle.

On pourrait la croire en colère.

Elle est juste vive et cherche à se faire respecter.

Ce monde est si dur.

Elle le regarde du coin de l’œil. Prête à réagir à tout ce qui pourrait la menacer.

Elle ne veut pas de chichis. Elle ne veut pas plaire.

Elle veut être vraie et crue.

Elle danse comme elle est dans la vie de tous les jours.

Et gris…. Souris!

Le papier gris que j’utilise ces derniers temps a besoin de lumière.

Sinon, il paraît triste.

Et je n’ai pas l’humeur mélancolique.

Je rajoute donc du blanc pour éclairer ce gris.

Puis une fois de plus, je suis impatiente et je commence un second un peu brutalement avec uniquement de l’encre.

Où est sa lumière?

Elle est dans mon sourire quand je dessine.

Sa lumière sera invisible pour ceux qui ne le savent pas….